Les premiers jumeaux français après vitrification ovocytaire

La vitrification ovocytaire est une technologie éprouvée de conservation ovocytaire dont la première naissance mondiale remonte à 1999. Il ne s’agit donc pas aujourd’hui d’un exploit scientifique, que de permettre la naissance d’enfants après dévitrification ovocytaire, fécondation in vitro avec ICSI et transfert d’embryon.
Le poids de cette annonce est tout autre.
Il est connu que la capacité d’un ovocyte à donner un embryon puis un enfant né, diminue avec l’âge de la femme. Elle s’altère aussi d’autant plus que la réserve ovocytaire est faible. La réserve ovocytaire peut être basse du fait de l’âge de la femme mais aussi dans bien d’autres circonstances, parmi lesquelles : un stock bas dès la naissance, une maladie touchant la fonction ovarienne, la toxicité de certains médicaments indispensables pour guérir d’une pathologie sévère, certaines perturbations génétiques, environnementales…
Le cas de cette patiente associe une réserve ovarienne basse et un âge avancé (plus de 39 ans) à la nécessité de devoir différér sa tentative de fécondation in vitro. Il est décidé de préserver sa fertilité, sachant que le temps, les mois à venir menacent ses possibilités de concevoir un enfant.
Une ponction ovocytaire est réalisée en aout 2011 : seulement deux ovocytes matures sont recueillis, reflétant l’importance de son insuffisance ovarienne, et vitrifiés.
La tentative de fécondation in vitro est réalisée fin mars 2012. Les deux ovocytes sont intacts à la dévitrification. Chacun est microinjecté avec un spermatozoïde du mari et donne un embryon.
Les deux embryons sont transférés à la patiente du fait de son âge (plus de 40 ans), chacun s’implantera pour donner un enfant : un garçon et une fille naîtront le 4 décembre 2012 à la clinique Capio « Saint Jean – Languedoc » de Toulouse.
Ce résultat démontre, contrairement à l’état de la connaissance et des pratiques, que la préservation ovocytaire à plus de 38 ans, en cas d’insuffisance ovarienne, deux facteurs impactant sur la capacité ovocytaire, est possible.
Cette première médicale française et peut-être au-delà, n’est pas un exploit scientifique mais un formidable espoir pour celles qui n’y avaient pas accès jusqu’à présent et qui en relèvent pour des raisons médicales.
Les conséquences biomédicales de cette avancée, mettant la femme en âge de procréer à l’égalité de l’homme dans la conservation de ses gamètes, contribuent au nouveau chapitre de l’éthique en reproduction humaine : la préservation de la fertilité féminine .

vitrification

1 Commentaire - »

  1. zebiri fatma dit,

    Ecrire sur mars 20, 2013 @ 17 h 52 min

    Bonjour je ne peu que vous dire felicitation , pour ses femmes qui desire plus que tout
    Un bebe , vue les obstacles ke certaines femmes ont a pouvoir consevoir un enfant
    Je vous remercie pour vos travaux de recherches.encore bravo.Madame zebiri …

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